Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 16:37

institutriceRobot_16.jpg Professeurs des écoles, méfiez-vous! Le Japon cherche à vous rendre obsolètes!
Au lieu de personnes en chair et en os, une classe d’école primaire de Tokyo reçoit l’enseignement d’une robot-institutrice nommée Saya.
18 moteurs cachés sous sa peau en latex permettent à Saya d’exprimer des émotions allant de l’approbation à la colère. Elle peut également parler plusieurs langues et distribuer des devoirs aux élèves.
Il a apparemment fallu 15 ans au professeur de sciences Hiroshi Kobayashi pour créer Saya, conçue pour compenser à moindre coût le vieillissement de la population japonaise.
Accessoirement, cela permettra aux robots d’étendre discrètement leur emprise sur les générations publiques, avant de prendre définitivement le pouvoir sur Terre. [Source: Telegraph]

Par Karim Kherbouche - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Actualité - Communauté : Le français dans la vie de tous les jours
Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 13:00

Institut Univers.

Formation en français de  communication. Niveau 1

Chers étudiants, chères étudiantes,

Je vous communique ci-dessous les notes que vous avez obtenues à l’examen final en français de communication de niveau 2. Je mettrai ultérieurement en ligne les corrigés, le barème et les copies des étudiants ayant obtenu les meilleures notes.    

Noms et prénoms

Notes / 20

observation

Medj. Souad

16,5

Admise

Bena. Siham

///// ///////

Idj. Zahia

19

Admise

Bet. Latifa

16,25

Admise

Belb. Karima

////

///////

Bou. Lynda

16

Admise

Ham. Naima

/////// ///////

Benk. Amrane

///// ///////

Ouk. Achour

///

///

Mer. Toufik

///

///

Benb. El Hachemi

///

///

Bonne journée

Karim Kherbouche  

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Publié dans : Stages et formations - Communauté : Le français dans la vie de tous les jours
Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 14:30

Etudiants.jpgLes étudiants ayant suivi la formation de niveau 2 en français de communication à l’Institut Univers d’Akbou sont informés que l’examen final aura lieu le 27 avril 2012 suivant l’horaire habituel.


Les résultats seront affichés au niveau de la scolarité et mis en ligne sur ce blog le 28 avril. Les cours de la formation de niveau en français de communication débuteront le premier juin 2012. Ceux qui obtiendront la moyenne à l’examen final seront admis d’office en niveau 3, quant aux éventuels nouveaux inscrits, ils subiront un test de passage.


Veuillez vous rapprocher de l’administration pour d’amples renseignements.  

 
Bonne chance à toutes et à tous !


Enseignant : Karim Kherbouche

Par Karim Kherbouche - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Apprendre le français - Communauté : Le français dans la vie de tous les jours
Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 10:34

Julesferry.jpg C’est ce que l’on retient en général de l’œuvre de Jules Ferry : il est vrai que c’est peut-être son action dans ce domaine qui a contribué le plus durablement à installer la République.

Le 15 mars 1879, Jules Ferry dépose sur le bureau de la Chambre deux projets de loi. Le premier prévoit une réforme du Conseil supérieur de l’instruction publique et le second un aménagement substantiel de l’enseignement supérieur. Il s’agit d’un premier pas vers la laïcité car Jules Ferry veut en fait éliminer les ecclésiastiques des conseils académiques et des facultés d’Etat. L’article 7 du second projet provoque un vrai tollé puisqu’il interdit aux membres des congrégations non autorisées d’enseigner : 500 congrégations sont concernées dont les Maristes, les Jésuites et les Dominicains.

A la rentrée parlementaire de 1880, une série de nouveaux projets sont déposés, concernant la gratuité et la laïcité de l’enseignement des jeunes filles. Malgré de fortes réticences d’une partie de l’opinion publique et du Sénat (qui repousse l’article 7 en mars 1880 par 148 voix contre 129 grâce à la défection du centre-gauche de Jules Simon),

plusieurs lois sont votées entre 1881 et 1884, lois dont la philosophie générale a pu être résumée dans les trois termes " gratuité, obligation, laïcité ". La gratuité est votée en juin 1881, l’obligation scolaire (entre 6 et 13 ans) en mars 1882 comme la laïcité. De plus, une Ecole normale de jeunes filles est fondée à Sèvres.

Jules Ferry a donc tenu la promesse qu’il avait faite à Paris le 10 avril 1870 : " je me suis fait un serment : entre toutes les nécessités du temps présent, entre tous les problèmes, j’en choisirai un auquel je consacrerai tout ce que j’ai d’intelligence, tout ce que j’ai d’âme, de cœur, de puissance physique et morale, c’est le problème de l’éducation du peuple ".

 

Les Lois scolaires de Jules Ferry 

Dans l'esprit des républicains des années 1880, la consolidation du régime politique né en 1875 passe par l'instruction publique. En laïcisant l'école, ils veulent affranchir les consciences de l'emprise de l'Eglise et fortifier la patrie en formant les citoyens, toutes classes confondues, sur les mêmes bancs. Cette réorganisation de l'enseignement exige une réforme en deux temps.

Tout d'abord, pour libérer l'enseignement de l'influence des religieux, le gouvernement crée des écoles normales, dans chaque département, pour assurer la formation d'instituteurs laïcs destinés à remplacer le personnel congréganiste (loi du 9 août 1879 sur l'établissement des écoles normales primaires). Parallèlement, les personnalités étrangères à l'enseignement, et notamment les représentants de l'Eglise, sont exclus du Conseil supérieur de l'instruction publique (loi du 27 février 1880 relative au Conseil supérieur de l'instruction publique et aux conseils académiques). Enfin, l'article 7 de la loi du 18 mars 1880 relative à la liberté de l'enseignement supérieur cherche à empêcher les membres des congrégations non autorisées à participer à l'enseignement, qu'il soit public ou libre, primaire, secondaire ou supérieur. Cependant, cette disposition est rejetée par le Sénat, puis par la Chambre des députés.

Cette première phase passée, les républicains poursuivent la mise en place d'une école laïque mais, pour diviser les résistances, ils fractionnent la réforme en deux temps. Ils commencent par prononcer la gratuité de l'école publique (loi du 16 juin 1881 établissant la gratuité absolue de l'enseignement primaire dans les écoles publiques) et exigent que les instituteurs obtiennent un brevet de capacité pour pouvoir enseigner dans les écoles élémentaires (loi du 16 juin 1881 relative aux titres de capacité de l'enseignement primaire). Ils affirment ensuite l'obligation, pour les enfants des deux sexes, de fréquenter l'école de 6 à 13 ans (loi du 28 mars 1882 sur l'enseignement primaire obligatoire).

Dans l'immédiat, les lois scolaires de Jules Ferry apportent peu de changements. Le caractère obligatoire de l'enseignement ne fait qu'entériner un mouvement de scolarisation de masse déjà commencé. La véritable plus-value de ces textes porte sur la scolarisation des filles et des enfants des campagnes, que les parents sont obligés d'envoyer à l'école alors qu'ils préféraient les voir participer aux tâches ménagères ou travailler dans les champs. La loi Camille Sée du 21 décembre 1880 avait déjà fait un pas en ce sens en organisant l'enseignement secondaire des jeunes filles. Quant aux religieux, ils restent en fonction dans les écoles élémentaires après l'obtention du brevet de capacité. C'est la loi du 30 octobre 1886 sur l'organisation de l'enseignement primaire qui les en écarte en ordonnant la laïcisation progressive du personnel des écoles publiques.

Dans ce dossier, les différentes lois sont présentées à la lumière de leur examen par le Sénat.

 - Le Sénat devient républicain (1876-1885) 
 - Historique de l'enseignement primaire
 - loi du 9 août 1879 sur l'établissement des écoles normales primaires
 - loi du 27 février 1880 relative au Conseil supérieur de l'instruction publique et aux conseils académiques
 - loi du 18 mars 1880 relative à la liberté de l'enseignement supérieur
 - loi du 16 juin 1881 établissant la gratuité absolue de l'enseignement primaire dans les écoles publiques
 - loi du 16 juin 1881 relative aux titres de capacité de l'enseignement primaire
 - loi du 28 mars 1882 sur l'enseignement primaire obligatoire
 - loi du 21 décembre 1880 sur l'enseignement secondaire des jeunes filles
 - loi du 30 octobre 1886 sur l'organisation de l'enseignement primaire


Source: http://www.senat.fr/evenement/archives/scolaire.html

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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 10:24

Declaration-des-droits-de-l-homme.jpg

DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN DE 1789
 

Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution, et au bonheur de tous. En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen.

Article premier

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article II

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

Article III

Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Article IV

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Article V

La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.

Article VI

La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article VII

Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout Citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance.

Article VIII

La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Article IX

Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne, doit être sévèrement réprimée par la Loi.

Article X

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.

Article XI

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi.

Article XII

La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Article XIII

Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés.

Article XIV

Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Article XV

La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Article XVI

Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.

Article XVII

La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

 

PRÉAMBULE DE LA CONSTITUTION DU 27 OCTOBRE 1946

Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et les libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des Droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :
La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République.
Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.
Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.
Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.
Tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises.
Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.
La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.
Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.
La Nation proclame la solidarité et l’égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.
La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État.
La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n’entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n’emploiera jamais ses forces contre la liberté d’aucun peuple.
Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l’organisation et à la défense de la paix.
La France forme avec les peuples d’outre-mer une Union fondée sur l’égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.
L’Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.
Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s’administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l’arbitraire, elle garantit à tous l’égal accès aux fonctions publiques et l’exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus.

Par Karim Kherbouche - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Education Comparée - Communauté : Le français dans la vie de tous les jours
Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 22:58

les-eleves-du-lycee-chopin-participent-a-un-atelier-de-call.jpg Voile, kippa, croix... La loi du 15 mars 2004 sur la laïcité à l'école interdit aux élèves certaines tenues et signes d'appartenance religieuse.

La loi sur la laïcité à l'école interdit les signes et des tenues dont le port conduit à faire immédiatement reconnaître une appartenance religieuse. C'est le cas, par exemple, du voile islamique, de la kippa ou d'une croix de dimensions manifestement excessives.

Les signes religieux discrets sont tolérés

La loi n'interdit pas les signes religieux discrets, comme une petite croix présentée comme un bijou. Les accessoires et les tenues qui sont portés communément par des élèves en dehors de toute signification religieuse (bandana, casquette…) sont également autorisés, à moins que le règlement intérieur de l'école, du collège ou du lycée ne les interdise.

À quels élèves s'adresse la loi sur la laïcité ?

La loi s'applique aux élèves de l'enseignement public scolarisés dans les écoles primaires, les collèges et les lycées. Dans les lycées, elle s'adresse à l'ensemble des élèves, y compris ceux qui étudient dans les filières post-baccalauréat : classes préparatoires aux grandes écoles ; sections de techniciens supérieurs (formation de deux ans, sanctionnée par le brevet de technicien supérieur).

En revanche, les candidats qui viennent passer les épreuves d'un examen ou d'un concours dans les locaux des établissements scolaires publics ne sont pas concernés par cette loi.

 

Source: http://www.dossierfamilial.com/famille/scolarite/laicite-a-l-ecole-les-regles,1193

 

Pour aller loin, cliquer ici pour télécharger cet intéressant article intitulé "Ecole publique, école privee et laicite en France
 

Par Karim Kherbouche - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Pédagogie - Communauté : Le français dans la vie de tous les jours
Vendredi 16 mars 2012 5 16 /03 /Mars /2012 15:11

 

mouloudfyas.jpg.jpg

 Un événement! A la hauteur de l’émotion qu’il suscita, quand le théâtre national de l'Odéon à Paris, celui-là même qui a révélé Samuel Beckett ou Jean Genet, lui ouvrit ses portes le 13 février dernier. Mouloud Feraoun. Instituteur du bled, modeste, dont la plume trempée dans la sincérité, permet à sa lucidité d’exploser ! Comment ne pas être ébahi par les pages de son journal dont les notations quotidiennes, happées dans la tourmente de la guerre, continuent à résonner de toute leur ampleur aujourd'hui ? Un document de haut vol, équivalent de Grandeur et misère du IIIe Reich de Berthold Brecht. Universel.
C'est ce dont témoigne le triomphe reçu à l'Odéon par Le contraire de l'amour, pièce tirée du désormais célèbre journal de Feraoun, donnée par la compagnie «Les Passeurs de mémoire». Un tonnerre d'applaudissements à Samuel Churin, comédien, qui par son interprétation, reconnaît et sert Feraoun comme un auteur universel, bien enraciné dans son terroir, ainsi qu’à Marc Laurens, violoncelliste, et à Dominique Lurcel, le metteur en scène. Mais le triomphe fait par les quelque 800 spectateurs offrant un standing ovation de plusieurs dizaines de minutes et les cinq rappels aux artistes s’adresse d’abord aux écrits de Feraoun, à sa sensibilité et à son courage de tout dire, y compris ses doutes et son incrédulité, tout au long d’une guerre qui a ébranlé bien des certitudes historiques. Que ce discours soit abrité par une institution parisienne aussi prestigieuse que l’Odéon est d’autant plus louable en ces temps de reflux de l’idée d’inégalités des civilisations. Faut-il rappeler que les idées d'inégalité entre les hommes ont été théorisées par un certain Gobineau et qu'elles ont toujours été sous-jacentes à l'entreprise et à la sanctification de la colonisation comme œuvre de... bienfaisance. Des millions de morts plus tard, il se trouve encore des ministres en France, pour soutenir avec un cynisme implacable, que les civilisations ne se valent pas. La vie et la mort, surtout la mort, de Mouloud Feraoun inflige un cinglant démenti à ce type de discours. Cette année, on célèbre le 50e anniversaire de ce 15 mars 1962. Ce jour-là, un commando de l’OAS déboule dans une réunion des Centres sociaux, dont Mouloud Feraoun est devenu inspecteur, à Château-Royal sur les hauteurs de la capitale. Les deltas avaient une liste. Ils font sortir de la salle cinq personnes dont Mouloud Feraoun, les plaquent contre un mur et les exécutent. La fin tragique de Mouloud Feraoun, dans la confusion de ces temps de fin du monde pour la colonisation, est en soi un signe de son appartenance au camp anticolonial. Ceci aurait logiquement dû infléchir la sentence de ces critiques algériens qui, adossés au nationalisme dont ils ont emprunté les œillères, ont dénié à Feraoun jusqu'à l’amour de sa patrie. Il ne l’exprimait pas en puisant dans le bréviaire établi par le clergé du parti unique ! Ils l’ont condamné, bien que victime de l’OAS qui ne tuait pas au hasard ! Comme quoi, Feraoun ne s’est pas fait des ennemis que dans le camp colonialiste. Il s’en fait aussi, à retardement et en son absence, dans celui des crieurs publics de la certitude nationaliste dans une Algérie pourtant désormais indépendante. Cet extrémisme, qui a longtemps sévi tant dans la presse qu’à l’université, celui consistant à donner au prince des gages de patriotisme en tapant sur Feraoun, a heureusement reculé. On reconnaît, désormais, que les doutes de Feraoun étaient davantage puisés dans la lucidité sur les conditions de la lutte pour l’indépendance, que dans une foi patriotique supposée friable. Si Mouloud Feraoun a été le fruit de l’école française parce qu’il n’était pas possible de faire autrement à l’époque, si en tant qu’instituteur il a immanquablement baigné dans l’univers scolaire français avec ses auteurs et ses références, il n’a jamais pour autant été «assimilé ». Ni dans sa vie privée qui était celle d’un instituteur kabyle, kabyle avant d’être instituteur d’ailleurs, ni dans sa vie d’auteur. Quel «assimilé » aurait pu écrire Le fils du pauvre, voyons ! De toute son œuvre, cependant, la plus forte demeure celle qu’il n’avait pas envisagée comme un travail littéraire, mais seulement comme un témoignage. Le journal palpitant d’un témoin sagace dont l’équidistance entre les exactions de l’armée française et certaines outrances du FLN, n’est pas du tout le signe d’une abdication patriotique, mais bien celui d’une modération qui, dans l’excès d’aujourd’hui, perçoit la violence de demain. On ne peut que reconnaître à Feraoun une vision anticipatrice, pour ne pas dire prophétique. Mouloud Feraoun est le seul écrivain connu de sa génération qui a passé toute la guerre parmi les siens, encourant les mêmes dangers qu’eux, avant d'en être aussi un martyr. Il commence son journal à la date du 1er Novembre 1955, à 18h30. Les premiers mots en sont : «Il pleut sur la ville.» Cette notation, au premier jour, porte déjà en elle toute la tension qui allait accompagner le combat pour l’indépendance de l’Algérie : «Non, vraiment, il n’y a rien à se dire aujourd’hui 1er Novembre, jour triste des morts indifférents, des vivants inquiets, des Français qui se refusent de comprendre, des Kabyles qui refusent d’expliquer.» Il ne nous échappe pas que si Mouloud Feraoun a choisi le premier anniversaire du déclenchement de la guerre de libération en novembre 1954 pour entreprendre son journal, c’est qu’il tenait à commencer par une date symbolique. La volonté de témoigner avec exactitude. Le 14 mars 1962, la veille même de sa mort, il écrivait : «À Alger, c’est la terreur. Les gens circulent tout de même et ceux qui doivent gagner leur vie ou sont obligés simplement de sortir et sortent sans trop savoir s’ils vont revenir ou tomber dans la rue.(…) Bien sûr, je ne veux pas mourir et je ne veux absolument pas que mes enfants meurent mais je ne prends aucune précaution particulière… » Ses dernières lignes sont : «Mais chaque fois que l’un d’entre nous sort, il décrit au retour un attentat ou signale une victime.» C’est tout simplement bouleversant d’entendre le verbe de Feraoun résonner à l’Odéon. On croirait qu’une justice immanente a levé la forme de sentence qui aurait pu faire sombrer son témoignage, déchirant, intelligent, dans les bas fonds de l’oubli. Il faut savoir gré à ceux qui ont œuvré à cette résurrection.

 

Par Arezki Metref, Le Soir d'Algérie

 

Par Karim Kherbouche - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Littérature - Communauté : ALGERIE
Dimanche 11 mars 2012 7 11 /03 /Mars /2012 13:33

meriane-cou_UNPEF.jpg Les syndicats revendiquent l’amélioration des conditions de travail des enseignants, l’intégration des maîtres d’école dans le corps
des PEP et des indemnités pour les professeurs en charge de classes de plus de 35 élèves.

La journée de demain sera incontestablement décisive pour les travailleurs du secteur de l’éducation. La commission ad hoc, regroupant la tutelle, les sept syndicats du secteur et des représentants de la Fonction publique et des finances, planchera, durant deux jours, sur l’avant-projet de loi amendant et complétant le décret exécutif portant statut particulier des travailleurs de l’éducation nationale où les propositions des syndicats, dans leur ensemble, devraient être incluses.

Les syndicats ont menacé de perturber les cours au cas où le gouvernement adopterait un statut particulier qui ne réponde pas à leurs attentes et qui ne prenne pas en charge toutes les propositions qu’ils ont formulées à cet effet.

Faut-il rappeler que des réunions-marathons ont eu lieu entre les responsables du département de Benbouzid et les syndicats agréés ; la dernière en date remonte au jeudi 8 mars 2012. Cette rencontre, qui devait débattre de la mouture finale du statut particulier amendé officiellement pour une seconde fois, s’est soldée par l’élaboration d’un nouveau planning. Les deux parties ont, encore une fois, examiné les  propositions des uns et des autres ; elles ont levé la séance en se donnant rendez-vous pour aujourd’hui. «Les services du département de Benbouzid ont promis d’inclure toutes les propositions des partenaires sociaux. Le ministère nous remettra, aujourd’hui, une copie finale de l’avant-projet qu’il compte défendre demain auprès des représentants de la Fonction publique et du ministère des Finances», note M. Meriane, porte-parole du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest). Les concernés ont pris l’engagement de remettre le projet au gouvernement avant la fin de cette semaine.

«Nous espérons que nos propositions, notamment celles liées à la classification catégorielle et aux différents grades et la gestion de carrière soient cautionnées par les autres institutions», déclare M. Meriane. Ce dernier explique que chaque syndicat est venu avec des suggestions allant dans le sens de la promotion de la carrière de l’enseignant. Certains revendiquent l’amélioration des conditions de travail des enseignants, l’intégration des maîtres d’école dans le corps des PEP, l’intégration des PEF dans le corps des PEM, l’indemnisation des professeurs qui prennent en charge des classes de plus de 35 élèves… «En ce qui nous concerne, nous nous sommes opposés au recrutement de personnes possédant un magistère dans le cycle moyen. Ce n’est pas normal, c’est même une aberration. Les petits écoliers ont besoin de personnes qui ont pratiqué la sociologie, la psychologie et surtout qui maîtrisent la pédagogie», souligne M. Meriane.

Notons que les organisations syndicales conviées à la réunion de jeudi devaient découvrir le contenu de la troisième mouture de cet avant-projet de loi enrichi par les propositions des syndicats envoyées au département de Benbouzid trois jours auparavant. Quelle sera l’issue de ce dossier qui peine à voir le jour ?

Nabila Amir, El Watan du 11 mars 2012
Par Karim Kherbouche - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Actualité - Communauté : ALGERIE

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