Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 14:23

Signes arbitraire ou signes motivés ?

La langue est-elle un système qui ne contient que des signes arbitraires ? Les icônes sont-elles tout à fait des signes motivés ?

Pourtant, dans la langue, il y a des mots dont la prononciation suffit pour saisir leur signification. C’est le cas des onomatopées, ces mots qui imitent phonétiquement le son produit par être ou par une chose. Exemple : le mot « plouf ! » évoque le son d’une chute dans un liquide ou sur une surface molle. La sonorité de ce mot désigne, par effet de ressemblance, l’acte de cette chute. Cet effet de ressemblance lui confère de statut d’un signe motivé. Cependant, à la différence d’une icône dont la signification est en principe universelle, les onomatopées n’ont de sens qu’à l’intérieur du système social d’une langue donnée. En effet, même si le son d’une chute d’un corps dans un liquide est entendu en principe de la même façon par tous les hommes, les onomatopées employées pour les désigner sont différentes d’un système social d’une langue à un autre. Par exemple, en kabyle, on dit « bloum ! ».     

De même dans le cas des icônes, il faudrait connaître leur convention pour savoir les interpréter. Il y a donc une part d’arbitraire. C’est pourquoi, on parle de degré d’iconicité, d’arbitraire, etc.

La poésie, par exemple, mobilise les deux notions de signes conventionnels et de signes motivés pour pouvoir exprimer ce qu’un texte en prose ne peut pas véhiculer. La musicalité, la rime, l’allitération, le rythme, la disposition des vers qui peuvent former une image qui illustre le poème (les calligrammes), etc. introduisent une dimension de motivation dans l’arbitraire des mots.

 Enfin, le signe linguistique est arbitraire, comme le soutien Saussure, dans son rapport au référent extralinguistique, c'est-à-dire l’objet empirique auquel se réfère ce signe. Tandis que le signe motivé, lui, il reproduit l’objet empirique.

Karim Kherbouche   

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 14:21

La difficile condition de parlant

La langue est un système social et c’est aussi une condition importante de socialisation. Un individu dépourvu de la possibilité de parler, un être-non-parlant, éprouverait sans nul doute énormément de difficultés pour s’intégrer dans la société.

Cependant, même pour un être-parlant, la socialisation est un long et ardu apprentissage qui passe inéluctablement par le dur exercice de l’échange avec autrui. C’est le rapport d’altérité qu’implique cet échange qui rend cet apprentissage pluridisciplinaire. En effet, on ne tient pas le même discours avec une personne que l’on connaît qu’avec une personne qu’on ne connaît pas du tout ou pas assez. Lorsqu’on s’adresse à une personne qu’on ne connait pas assez, on ressent une gêne qui est essentiellement provoquée par le fait qu’on fait un travail métadiscursif sur son propre discours. On parle en pensant au même temps sur notre façon de parler. On est alors submergé par une série de questions du genre : « Si je lui dis ceci en usant de tel ou tel procédé, quel serait sa réaction ? », « ma façon de parler risq  ue-t-elle de donner une mauvaise image de moi ? »…   

Par ailleurs, on se pose également des questions sur notre place énonciative dans un échange. « Ai-je trop monopolisé la parole ? », « Ai-je suffisamment écouté mes interlocuteurs ? », « N’ai-je pas été un peu égocentrique ? », « Risqué-je d’être pris pour un bavard ? »…

De nombreuse personnes, comme les individus trop timides, optent pour la politique du moindre effort, celle d’éviter le plus possible le contact avec les autres. Or, dialoguer a des implications importantes notre la personnalité, c’est ce rapport subjectif d’altérité qui nous permet la construction de notre identité. On n’est soi-même que par rapport aux autres. En s’adressant à autrui, on lui demande en quelque sorte de me reconnaître et je lui dis, implicitement, que je le reconnais.     

Dans tout dialogue, il y a, en premier lieu, un émetteur et un récepteur. La connaissance du récepteur par l’émetteur rend l’échange plus fluide. A mon sens, la connaissance de l’autre revient à connaître sa psychologie et avoir le coup d’œil et le savoir-écouter. Savoir parler, c’est avant tout savoir écouter. L’appareil formel d’énonciation est un appareil si fragile qu’il exige des protagonistes de l’énonciation de connaître et de respecter les règles du jeu d’énonciation : savoir quand s’approprier la condition de parlant (parler) et quand l’attribuer à l’autre (écouter), quoi dire, comment, etc.

Les mots à eux seuls ne suffisent pas. Même quand on n’adresse pas la parole à quelqu’un, il peut y avoir échange qui est généralement source de conflit, de fausses interprétations, d’illusions, etc. Je cite l’exemple banal d’un adolescent timide qui tombe amoureux d’une fille. Comme il ne peut lui adresser la parole, il la suit partout et tente d’interpréter ses gestes, même les plus anodins. Il peut alors imaginer que la fille partage les mêmes sentiments que lui ou le contraire, c’est selon.

Karim Kherbouche

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 14:18

Les différents sens deNous   

En grammaire, nous est le pronom sujet de la première personne du pluriel, ce qui signifie que c’est le pluriel de je. Dans l’énonciation, cette signification ne tient pas la route. C’est même aberrant de penser que nous est une addition de plusieurs je. Quelle signification attribuer alors à nous en fonction de ses emplois ? 

-Le nous inclusif : c’est un nous qui intègre l’interlocuteur. Du point de vue énonciation, quand je dis nous, c’est moi qui parle et seulement moi qui parle et énonce. Voici un exemple tiré de la vie quotidienne :

Un directeur d’une société dit aux employés : « Désormais, nous sommes obligés de faire respecter la réglementation ». Le directeur s’adresse aux employés qui font partie de nous mais ils n’ont pas les prérogatives pour faire respecter la consigne donnée par le directeur. Ce responsable invite implicitement ses employés à s’impliquer dans l’action en les intégrant dans son nous comme s’ils étaient tous du même côté.

Par ailleurs si le directeur avait employé la première personne du singulier : « Désormais, je suis obligé de faire respecter la réglementation ». L’action serait toujours la même mais l’effet qui change. La première semble plus sympathique que la seconde parce que l’emploi de nous est moins tranché. Dans le deuxième cas, c’est comme si le directeur dit : c’est moi qui décide, je suis le maître à bord, vous devez tous m’obéir. L’emploi de nous ici permet de diluer l’autorité et la différence hiérarchique. Il peut aussi diluer la responsabilité. Une façon de dire que tout le monde est concerné. Le nous permet également l’injonction à l’adhésion surtout dans le discours politique.

Il y a enfin le nous du chercheur et de l’auteur d’un texte théorique ou scientifique. Ce n’est pas une simple  convention académique mais un ensemble de possibilités de sens : modestie par rapport à son œuvre, prudence par rapport à ses conclusions et aussi, filiation à une tradition de chercheurs dont les travaux lui servent d’appui.  

 

-Le nous exclusif : c’est un nous qui exclue l’interlocuteur. Ex. : Le même directeur dit aux employés : « Nous, membres du Conseil d’administration, veillerons désormais à ce que la réglementation soit respectée ». Le nous ici, c’est la jonction de je + il(s). Il est l’énonciateur et l’objet du discours
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 14:16

Parler, même avec soi-même, il faut … être trois ! Pour comprendre cela, inspirons-nous de l’histoire banale de la vie de tous les jours, donnée dans le cours. Le frère aîné, de retour à la maison, décide de reprendre son je qui lui confère le statut d’être parlant, fait de son frère cadet, Sammy, une non-personne et choisit comme tu sa maman :

-Tu sais que Sammy a eu d’excellentes notes dans son examen de français ? lui dit-il.

La maman est satisfaite du travail de son fils cadet à l’école mais aussi de la condition de parlant que lui attribue généreusement son fils aîné.

-Je m’y attendais un peu vu que c’est un gamin très fort en langue française ! Rétorque la maman toute joyeuse.

-Nous devons lui faire une récompense à la hauteur de ses efforts.

-Pourquoi parles-tu avec nous ?

-Nous, je veux nous : je, tu et il, c’est papa.

-D’accord, parce que tu m’as habituée avec tes nous qui veulent dire je.  

-Mais il n’y a qu’un seul je, c’est moi…

 

Le papa arrive tout irrité et s’autoproclame je sans même que l’un ou l’autre des protagonistes ne lui accorde une quelconque condition de parlant.

-J’en ai assez du comportement de ton fils ! peste-t-il.

Encore une fois, Sammy, pourtant présent à l’échange verbal, est l’objet du discours tout comme les notes excellentes qu’il a obtenues et qui ne sont plus là. Pis, il passe d’un il de majesté valorisant à un il de mépris dévalorisant.

Voyant son père dans cet état, il va s’enfermer dans sa chambre et décide de s’approprier le je, le tu et le il en se parlant à soi-même de soi-même.

-Moi, je n’aime pas qu’on me casse les oreilles ! murmure-t-il en se regardant dans la glace.

Soudain, il découvre qu’il avait de la compagnie dans la chambre : sa nièce, Alicia âgée de 8 mois, est allongée sur son lit. Le bébé lui sourit. Comme bébé ne parle pas encore, Sammy lui parle en le désignant comme une non-personne :

-Comme elle est belle, Alicia ! Qui est-ce qui l’a ramenée ici ?

Bébé sourit mais ne dit rien parce qu’il ne peut rien dire. Mais papa et maman n’arrêtent pas de parler de lui. Exaspéré, Sammy sort de sa chambre, décide de se débarrasser de son il, reprendre son je d’énonciation, et dit à son père :

-Ce n’est pas vrai, ce n’est pas moi qui ai volé les chaussures de l’imam quand il était en train de faire sa prière à la mosquée !    

Karim Kherbouche
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 13:50

Le je comme pivot de l’acte d’énonciation 

Soudain, le téléphone sonne, Julien accourt. C’est son ami Georges qui est au bout du fil.    

-Bonjour, Julien, tu peux me passer un instant Sébastien, s’il te plait ?

-Sébastien n’est pas ici ?

-Je ne comprends pas, ici, c'est-à-dire où ? Tu sais quand on fait abstraction de l’identité de son énonciateur et de sa position spatiale lors de son acte d’énonciation, l’adverbe de localisation que tu viens d’employer et qui joue le rôle d’embrayeur dans un discours, devient un non-sens. De plus, on se parle au téléphone et, partant, tu ne peux même pas m’expliquer cela avec un geste du doigt par exemple.   

-D’accord mais tu m’appelles sur mon téléphone fixe et tu ignores où je suis ? Ma position spatiale, c’est chez moi ; autrement dit, Sébastien, mon fils, n’est pas chez moi, il vient de sortir. Le tout se dit et se fait par rapport à moi quand je prends la parole, répond Georges d’un ton autoritaire et ironique.

-D’accord, d’accord, où puis-je le trouver, ton fiston ?  

-Il est parti avec ses amis voir un film au cinéma Le Hollywood.

-C’est où ça ?

-Où est-ce que tu es maintenant ?

-Je suis à la place Gueydon.

-Parfait, la place Gueydon étant notre repère spatial fixe. Donc, tu prends la direction du Théâtre et tu continues tout droit jusqu’à ce que tu arrives à la bibliothèque le Savoir, c’est derrière.   

-Ma foi ! Je n’arrive pas à me situer, je ne connais pas trop bien la ville de Béjaia.

-Mais, bien que nous ne soyons pas ensemble, j’ai créé un positionnement spatiale objectif qui ne varie pas en fonction de l’énonciation pour te donner la possibilité de créer à partir de là des déictiques.   

-D’accord, je vais chercher ça. Au fait, quand Sébastien repartira-t-il à Alger ?

-Il a dit qu’il repartira demain.

-Il t’a annoncé cela quand ? Cette indication temporelle qui fait partie des embrayeurs du discours ne constitue un déictique que lorsque le repère pour l’interpréter coïncide avec le moment d’énonciation. Je te raconte une blague à ce propos :  

Un propriétaire d’un restaurant peu achalandé décide un jour de coller une petite affiche à la porte d’entrée de son commerce où il mentionne ceci : « Demain, tous les plats seront gratuits » tout en évitant intentionnellement de rajouter la date qui précise le moment d’énonciation. Depuis, chaque jour, de nouveaux clients qui ne se sont pas aperçus de la ruse du restaurateur affluent. Mais à la fin du repas, on les invite à passer à la caisse pour payer l’addition. Bien naturellement, les clients ont eu une réaction prévisible. Le caissier leur explique alors, à chaque fois, qu’ils n’ont pas bien compris l’annonce et que « les repas seront gratuits demain et pas aujourd’hui ». Bien sûr, les clients ont mal interprété l’information affichée pour la bonne et simple raison et qu’elle ne comporte pas un élément fondamental du discours, à savoir le moment de l’énonciation. Dès lors, demain ne peut être un déictique temporel dans ce cas.    

-J’aime bien tes histoires, Georges, mais en parlant avec toi, nos connaissances épidiscursives ne suffisent pas, il nous faut un savoir métadiscursif approfondi. Or, si on réfléchissait au moment de l’énonciation au pourquoi et au comment nous parlons d’une telle ou telle façon, on arriverait plus rien à dire, comme l’a souligné Marilia dans son cours.

Encore un hiatus dans le discours de Julien ! « Mais qui est Marilia ? » s’interroge Georges qui ne connait pas cette enseignante mais préfère ne pas faire une énième remarque à Julien sur ses imperfections discursives. Il se contente alors de lui balancer une généralité :  

-Les éléments extralinguistiques qui déterminent le contexte du discours sont aussi importants, voire plus importants, que les mots eux-mêmes, mon cher Julien.  A bon entendeur, salut !

karim Kherbouche

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 13:47

Le père, Julien, se calme sitôt qu’il a appris que son fiston a bien travaillé dans son examen de français. Il devient plus tendre et félicite le petit. Sammy n’hésite pas alors à reprendre son je d’être parlant et son jeu d’enfant capricieux.

-Vas-tu m’acheter le vélo que tu m’as promis ? demande-t-il à son papa.

-Mais il a fermé boutique, répond Julien en faisant comme s’il n’avait rien entendu.  

-Qui est-ce qui a fermé boutique ? interroge l’enfant éberlué.

-Ah ! Je t’ai donné juste une référence déictique, j’ai oublié que tu n’étais pas présent à la discussion que j’ai eu avec ta maman tout à l’heure, donc tu ne connais pas le contexte.  

-A ce moment précis, tu oublies, papa, que j’étais encore une non-personne et que j’ai eu droit à un il de mépris de la part de mes parents chéris.  

-Monsieur Augustin a fait banqueroute et il a dû fermer son magasin de jouets, balbutie tristement Julien comme pour inviter son fils à faire de compassion envers le banqueroutier et l’ami de la famille.  

-Maintenant, c’est plus clair, ton il est une référence anaphorique et je ne peux qu’être désolé pour elle.

-C’est qui elle ?

-La fille d’Augustin, je t’en ai déjà parlé, papa, tu es amnésique ou quoi ?

-Soigne ta façon de parler avec ton papa, Sammy !

-Pardon papa, je t’ai pris pour n’importe quel tu !

Le papa se tait, satisfait d’avoir changé l’objet du discours, de détourner son fils de ce il pris dans son sens de référence anaphorique en rapport avec antécédent vélo, cette chose munie de deux roues qui coûte trop cher pour un chef de famille qui a du mal à joindre les deux bouts.     

  Karim Kherbouche

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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 17:34
Par Karim Kherbouche - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 18:12

http://www.mondial-infos.fr/wp-content/uploads/2011/11/tirer-oreille.jpgUn garçon de 6 ans des Pyrénées-Atlantiques est retourné sur la table d'opération après s'être fait tirer l'oreille par son instituteur !

Damien a 6 ans, il est en CP et étudie dans un regroupement pédagogique intercommunal de Tarsacq-Abos dans les Pyrénées-Atlantiques. Le petit garçon a subit une opération il y a 12 jours afin de se faire recoller les oreilles et voilà qu'aujourd'hui il a dû retourner en urgence sur le billard, à cause de son instituteur ! Celui-ci ne l'a pas frappé mais a eu la très mauvaise idée de l'attraper par l'oreille pour le calmer alors qu'il était en train de se disputer avec un camarade dans la cour de récréation à  l’interclasse de la mi-journée.

L'effet a été immédiat : les points de suture et le cartilage pas encore ressoudé se sont cassés ! L'enfant s'est aussi mis à saigner abondamment, rapporte le Parisien. Les parents ont aussitôt porté plainte contre l'instituteur et ont saisi l’inspection d’académie et la FCPE. Un incident d'autant plus grave, selon eux, que l'école n'a pas jugé important d'appeler les parents ou le SAMU. "C’est un châtiment corporel. Les secours n’ont même pas été prévenus. C’est une mère d’élève qui a fait les premiers soins et ensuite l’enfant est resté à attendre sa mère qui travaille à trois quarts d’heure de là, assis dehors tout seul" dénonce l'administratrice de la FCPE Martine Bouet. La mère de Damien se dit très choquée qu'il ait dû subir une deuxième anesthésie générale en deux semaines, et cela même alors qu’elle avait prévenu l’école de Tarsacq de l'opération de son enfant.

Une enquête a été ouverte par l'Education Nationale. "C’est un mauvais geste au mauvais moment. Mais cet instituteur a juste voulu calmer cet enfant qui était très énervé. Ceci dit, tirer les oreilles est interdit comme tout châtiment corporel. Une enquête administrative est en cours et nous allons recevoir l’enseignant pour qu’il s’explique" indique Hélène Lapeyrère, inspectrice. Le procureur de Pau envisage lui une simple amende.

Source: GS

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