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Les enfants font beaucoup de jeux de rôle que ce soit à l’école ou hors de l’institution scolaire. Dans la cour de récréation, les enfants jouent divers jeux mais certains élèves ne sachant pas les règles du jeu ou le faire semblant empêchent les autres de jouer à leur convenance, ils peuvent même mettre en péril la sécurité de leurs camarades.

Les jeux de rôle peuvent répondre  à cet impératif. « Plus les enfants sont invités à « imiter pour de faux » - dans un cadre qui soit garant de leur jeu - et moins ils sont menacés par la tentation d’imiter « pour de vrai », notamment dans des agressions - ou des soumissions ! - bien réelles »[1].

En outre, le jeu de rôle est un formidable instrument pour introduire l’enfant à la socialisation. Il peut aider l’enfant à :

  • S’approprier le langage et apprendre à en user pour résoudre des conflits ;
  • Apprendre le «bien-vivre ensemble » ;
  • Stimuler son imagination ;
  • Agir et s’exprimer avec son corps ;  
  • Apprendre le jeu et le « faire semblant » ;
  • Lutter contre les stéréotypes de genre ;
  • Développer l’empathie[2] pour lutter contre la violence ;
  • Prendre du recul par rapport aux images qu’il a vues et apprendre à gérer ses émotions, etc.[3].

Le jeu de rôle permet d’aider tous les élèves (violents ou non) sans en stigmatiser aucun. « Il s’agit de sortir du triptyque « surveiller, punir, soigner », en évitant à la fois l’enkystement des comportements d’agression et de victimisation, la stigmatisation précoce des coupables désignés, et la médicalisation trop rapide de difficultés »[4].

                                                                                                   Karim KHERBOUCHE

 


[1] Serge Tisseron, 2015, Le Jeu des Trois Figures, Cultiver l’empathie de la maternelle au collège pour lutter contre la violence (Guide), s.éd. , [en ligne], p. 15-16.

[2] Les enfants en changeant de rôle (agresseur, victime, redresseur de torts), ils se mettent dans la peau de l’autre pour ressentir ce qu’il ressent et prendre conscience du mal qu’ils peuvent faire à autrui et de la possibilité pour eux-mêmes de devenir agresseurs.

[3] Serge Tisseron, op. cit., pp. 12 à 16. 

[4] Serge Tisseron, op. cit., p. 75

Tag(s) : #Ludo-pédagogie

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