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bibliotheque-orthographe 106L'année scolaire se termine par une évaluation qui peut être certificative ou sommative. Avant ces différents examens, l'apprenant se trouve dans un environnement qui conditionne plus ou moins le résultat de son parcours scolaire. Cet environnement regroupe les états, cadres, attitudes et autres dispositions prises par l'élève ou les autres acteurs scolaires ayant une influence certaine sur son rendement.

La préparation psychologique ; thème de notre conférence va s'entendre ici comme cet ensemble de dispositions et de faits mentaux, comportementaux qui permettent à l'élève d'aborder l'examen dans la quiétude, la sérénité et la confiance en soi, le tout en l'absence de pressions endogènes et exogènes.

Au fur et à mesure que le jour de l'examen approche, l'élève présente des comportements empreints de peur, d'anxiété, d'attitudes susceptibles d'entamer la confiance souvent affichée en début d'année. Le jour même de l'examen, ce sont des attitudes de crainte, de renfermement en soi qui sont de nature à effacer tout ce qu'il a emmagasiné dans sa mémoire. Cause parfois sous jacente de l'échec scolaire, l'impréparation psychologique est un adjuvant et parfois un accélérateur de mauvaises performances scolaires. Comment doit- on s'y prendre pour une bonne préparation à un examen ? Les réponses à ces différentes questions constituent l'essentiel du contenu des développements qui vont suivre.

I- L'étendue temporelle et pratique de la préparation psychologique aux examens
Il s'agit de voir à quels moments de l'année scolaire se passe une préparation para pédagogique. De même, on indiquera ici les modalités pratiques et concrètes d'une préparation à un examen. Ce n'est pas seulement à quelques jours que cette activité peut se déployer ou qu'on peut réunir tous les moyens nécessaires à la réussite à un examen. L'édifice de meilleures performances scolaires trouve ses fondations dès le premier jour de classe par des actes bien précis et bien planifiés.

A- La préparation psychologique continue
L'élève pour réussir à son examen en fin d'année doit bénéficier de l'apport de tous les acteurs de l'environnement scolaire. Il est lui-même l'acteur principal du « puzzle» de la préparation par l'appropriation première de l'enjeu et de son projet scolaire. Ainsi, doit-il pouvoir se fixer des objectifs scolaires précis et bien déterminés. Par exemple, je dois réussir à mon baccalauréat cette année. Il doit se donner les moyens pour atteindre cette-visée et des méthodes pour opérationnaliser ces moyens. Pour cela, il doit confectionner son emploi de temps d'étude qui peut être séquentiel ou trimestriel. Un emploi de temps flexible qui tient compte de son temps de concentration, de ses moments de détente, de repas et d'autres sollicitudes d'un autre ordre. Il peut faire appel au Conseiller d'Orientation s'il ne peut pas le faire lui-même.

Un respect scupuleux de celui-ci permet de maintenir un rythme d'apprentissage constant et régulier, seul capable de minimiser l'anxiété à l'approche de l'examen.
La préparation pendant toute l'année renvoie à faire tous ses devoirs d'application afin de réduire l'opacité dans certains aspects de la discipline. Il faut faire des fiches de synthèse des leçons apprises afin de s'en tenir à l'essentiel. Ces fiches vont servir de support de révision à l'approche de l'examen.
L'élève s'efforcera tout au long de l'année à se rapprocher du Conseiller d'Orientation qui est à même de l'aider à combattre certains comportements négatifs capables de saper ses efforts pour un bon suivi psycho pédagogique. Au nombre de ceux-ci, se trouvent la peur d'échouer, l'anxiété à l'approche de l'examen, le stress, la lassitude, la trop grande assurance en soi. Toutes ces attitudes doivent être identifiées, posées au Conseiller d'Orientation afin de leur trouver un remède convenable. Par exemple, la trop grande assurance d'un élève peut l'empêcher de rester humble et de se corriger avant le jour de l'examen. L'anxiété perpétuelle peut fragiliser l'équilibre psycho somatique de l'élève et l'amener à perdre confiance en lui-même ou entamer sa volonté de surmonter tous les obstacles qu'il peut rencontrer.

B-  La préparation à quelques jours de l'examen

En ce qui concerne le travailla couverture des programmes doit être bouclée.Il faut s'appesantir beaucoup plus sur l'essentiel c'est-à-dire aux fiches qu'on a confectionnées tout au long de l'année. Il faut réviser les manuels usuels, les cours schematises.il faut relire si possible tous ses devoirs corrigés par les enseignants et les remarques qu'ils ont faites à la marge. Ce n'est plus le temps de faire des recherches ou de lire les ouvrages volumineux de peur de se décourager. Il ne faut pas changer systématiquement son rythme de travail habituel encore moins son rythme de vie. Au besoin confectionner encore un emploi de temps pour la préparation spéciale à l'examen.
Concernant les aspects anormaux qui sont susceptibles de perturber l'élève, la préparation psychologique se résume aux dispositions diverses pour combattre ces pathologies.
L'anxiété est la principale anormalité qui affecte l'élève à l'approche de l'examen. Elle est un état de trouble psychique causé par le sentiment de l'imminence d'un événement fâcheux ou dangereux s'accompagnant souvent de phénomènes physiques. Elle est normale parce que l'environnement de l'examen agit par anticipation sur l'élève et le provoque ipso facto des réactions en lui. Celles-ci sont négatives si elles inhibent l'élève et le mettent dans un état de stress permanent pouvant aboutir au surmenage.
Il faut la combattre par une invite de l'élève à garder la confiance en lui de par le travail qu'il a fait pendant toute l'année. Il faut aussi combattre la peur d'aborder l'examen, d'échouer par l'organisation des examens blancs, la pratique du sport des plaisirs sains, des loisirs etc.

 

L'alimentation doit jouer aussi un rôle prépondérant en ce sens qu'il contribue à chasser le stress, à maintenir l'élève dans un bon état d'équilibre psycho somatique. Apprendre provoque la faim, la soif, la fatigue. Il faut pouvoir compenser cette énergie perdue par des calories et vitamines appropriées. Le cerveau a besoin des vitamines Bl-B12, des sels minéraux, des acides aminés et gras. Le sucre par exemple est la meilleure arme pour combattre la fatigue mentale. Mais il faut préférer des sucres lents qu'on peut rencontrer dans les pâtes alimentaires. Au final, il faut manger équilibré et varié pour apporter au corps tout ce dont il a besoin pour aiguiser son attention, affûter sa mémoire, son esprit.

 

II- Les comportements requis la veille de l'examen et le jour J

A- L'avant- veille de l'examen

II ne s'agit pas ici de ce qu'il faut faire ou ne pas faire absolument la veille mais aussi quelques jours avant. Il faut prendre l'habitude de se détendre sans se démobiliser après des séances de révision. Il faut prendre l'habitude de se détendre sans se démobiliser après des séances de révision. Il faut s'oxygéner en allant se promener au grand air, à des lieux moins bruyants et sécurisés. Il faut dormir suffisamment à des endroits calmes et bien reposants. La veille de l'examen, aller au centre de l'examen relever son numéro matricule, de table, sa salle d'examen. Il faut rester calme, sérieux, fuir des discussions énervantes et déstabilisatrices. Il faut préparer son matériel (crayons, gommes, stylos, cartouches, règles, compas etc. et ses pièces administratives et scolaires). Il faut vérifier les horaires des moyens de transport et les durées de trajets de la maison au centre d'examen. Il faut se coucher de bonne heure après avoir réglé son réveil pour ceux qui l'en ont.

 

B- Le matin de l'examen et après

II faut absorber un petit déjeuner nourrissant (lait, œufs, un à deux fruits) pour éviter le «coup de pompe» qui peut être une cause d'échec. Il faut arriver au centre d'examen légèrement en avance et ne pas prêter attention aux rumeurs et bobards qui circulent parmi les candidats. Pendant l'attente, il faut faire des exercices de respiration profonde qui est le meilleur antidote du trac.
Pendant l'examen, une fois dans la salle, le calme, la concentration et la détente doivent être des maîtres attitudes qui doivent vous guider à ce moment précis. Avoir confiance en soi, éviter de se renfermer dans un sentiment d'infériorité susceptible de vous paralyser. Bien respecter le temps imparti et les consignes de votre surveillant de salle. Bien remplir l'en-tête de sa feuille.au moment de la distribution des épreuves. Il faut garder son calme, éviter de se précipiter à choisir un sujet sans l'avoir lu plusieurs fois ; bref, éviter de rentrer dans l'une des trois catégories suivantes :


- les <Papillons: ceux qui arrivent au dernier moment, essayent le 1er sujet puis passent au 2nd, qui s'agitent, regardent sans cesse autour d'eux, cherchent l'inspiration
dans les murs, les   plafonds ou des visages de leurs voisins, ren dent avant la fin de 1 épreuve une feuille hâtivement rédigée.


- les Rhinocéros : ceux qui, sitôt les sujets distribués foncent tête baissée, grattent du papier furieusement sans jamais dételer, entassent des feuilles intercalaires, s'efforcent de pulvériser les records de longueur et rendent à la fin de l'épreuve leurs 18 pages non relues et partiellement illisibles avec un air de profonde délivrance.


- les Gastéropodes: ceux qui, trop scrupuleux, hésitent indéfiniment avant de choisir un sujet, ne négligent aucun détail et rédigent intégralement leur copie au brouillon et qui, à la fin de l'épreuve, victimes de leur excès de minutie et de leur rythme d'escargot, rendent une copie inachevée qui ne traite qu'une moitié de sujet.


Plus sérieusement parlant à la distribution des sujets, ne pas s'affoler, relire plusieurs fois chaque sujet avant de choisir celui qui convient le mieux. Il faut se fixer son budget temps et doser ses efforts en fonction du nombre de questions à traiter. Exclure tout délayage et «baratin» qui désespè les correcteurs, faire des phrases courtes (de 15 à 17 mots en moyenne) dans une copie lérée et qu'il ne faut surtout pas oublier de relire en étant attentif à l'orthographe, la ponctuation, les accents, les points sur les "I", la présentation en général. Enfin, rester dans la salle jusqu'à la fin de l'épreuve et ne jamais rendre feuille blanche.

 

C- La feuille de composition

L'autre cause d'inquiétude est la non familiarité avec les outils de l'examen. Beaucoup d'élèves avant l'examen n'ont jamais vu une feuille de composition et ne savent pas la remplir. D'autres commettent des erreurs fatales parce qu'ils n'ont pas intégré la police des examens. Aussi est-il important de se familiariser avec ces documents :
A titre d'exemple, il faut connaitre la configuration d'une feuille d'examen et savoir la remplir. En effet, il faut commencer par remplir l'en-tête de la feuille de composition avant de traiter le sujet donné. Il s'agit de mettre ses noms et prénoms en caractère d'imprimerie, sa date et lieu de naissance, le centre d'examen, l'examen auquel vous participez, le code du centre, la matière qui passe en ce moment, le numéro de table à l'endroit réservé à cet effet. Il ne faut pas écrire à l'endroit réservé pour l'anonymat, sauter deux lignes au moins au verso avant de commencer à écrire. Faire de même si jamais on prend l'intercalaire et le numéroter.

 

II- Conclusion

La réussite à un examen, tel que nous l'avons vu plus haut, suppose la prise en compte d'un certain nombre d'attitudes et de comportements dont certains sont à proscrire, alors que d'autres sont à encourager. Nous ne perdons pas de vue les différences interpersonnelles qui font qu'un même comportement peut être un élément de facilitation chez l'un ou un véritable frein chez l'autre. On a ainsi remarqué que certains apprenants, notamment au niveau de l'enseignement supérieur, ont tendance à n'étudier qu'en écoutant la musique alors que chez les jeunes enfants du primaire elle constitue un véritable distracteur !
Il revient donc à chaque sujet de choisir, en toute connaissance de cause, les attitudes et comportements qui s'adaptent à sa propre personnalité.


Un peu d'humour !!!
Si malgré tous ces conseils, vous deviez échouer, ayez la courtoisie d'en avertir votre entourage par un télégramme définitif :«Jury Enthousiasmé – Stop - Désire absolument me revoir Année prochaine - Stop et fin » !

Tag(s) : #Psychologie

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