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Stéphane Aznar, directeur général des éditions Harlequin France, est l'invité du «Buzz Média Orange-Le Figaro».

 

M-copie-1.jpgultinationale de la littérature à l'eau de rose, les éditions Harlequin vendent quatre livres chaque seconde dans le monde. Depuis la création des éditions Harlequin au Canada en 1949, 5,9 milliards de livres ont ainsi été vendus, dont 125 millions en 2010. En cette journée de Saint-Valentin, les ventes explosent-elles? «Pas vraiment, nous publions des romans sentimentaux mais notre activité n'est guère saisonnière et à la Saint-Valentin, nos lectrices n'achètent pas davantage. Nos pics de vente se situent plutôt aux abords de l'été», corrige Stéphane Aznar. «Notre lectorat est très varié. Notre cœur de cible, ce sont des lectrices de 20 à 50 ans. 30% d'entre elles ont moins de 35 ans», explique le responsable des éditions Harlequin en France.

La filiale française est une joint venture entre le groupe canadien Torstar Corporation et l'éditeur français Hachette Livre. La France est-elle un marché spécifique? «Non, nous sommes très proches, en terme éditorial, de ce qui se fait aux Etats-Unis. Mais la France est l'un des plus gros marchés du groupe en dehors des Etats-Unis. Cela tient à la puissance de notre distribution en grandes surfaces. Nous profitons en France du maillage de la grande distribution», explique Stéphane Aznar. Pourquoi n'y a-t-il pas d'auteurs français chez Harlequin? «Nous publions des romans d'auteurs anglo-saxons. Aux Etats-Unis, Harlequin publie chaque année 1100 livres. En France, nous en publions 700. Notre travail est de sélectionner les livres, nous prenons la crème de la crème».

Malgré leur image ringarde, les éditions Harlequin se sont converties au numérique. «En France, nous avons vendu plus de 70.000 livres électroniques en 2010, ce qui reste encore marginal par rapport aux 9 millions de livres papier vendus. Mais le numérique est une activité en croissance exponentielle et actuellement, nous vendons entre 10 et 15.000 ebooks par mois. Aux Etats-Unis, le numérique représente déjà plus de 10% du chiffre d'affaires», avance Stéphane Aznar. Pour Harlequin, consolider ce virage numérique implique aussi d'être présent sur Facebook. «Nous avons une stratégie de développement qui va au-delà du pur roman sentimental avec des gammes éditoriales qui s'inscrivent dans la fiction féminine au sens large: des romans grand format, du suspense, des thrillers, de la littérature pour célibattante accroc au shopping. Nous avons lancé en juin 2010 la collection Darkiss pour un public plus jeune et qui rencontre beaucoup de succès. Notre stratégie est résolument tournée vers Facebook avec une fan page sur laquelle on retrouve des contenus exclusifs, des extraits pour générer l'attente et je l'espère beaucoup de ventes», conclut le directeur général des éditions Harlequin.

Tag(s) : #Parutions

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