Partager l'article ! Jules Ferry, le père de l'éducation du peuple: C’est ce que l’on retient en général de l’œuvre de Jules Ferry : il est vrai q ...
Toutes les
grandes personnes ont d’abord été des enfants mais peu d’entre elles s’en souviennent. Antoine de Saint-Exupéry. Le Petit Prince
C’est ce que l’on retient en
général de l’œuvre de Jules Ferry : il est vrai que c’est peut-être son action dans ce domaine qui a contribué le plus durablement à installer la République.
Le 15 mars 1879, Jules Ferry dépose sur le bureau de la Chambre deux projets de loi. Le premier prévoit une réforme du Conseil supérieur de l’instruction publique et le second un aménagement substantiel de l’enseignement supérieur. Il s’agit d’un premier pas vers la laïcité car Jules Ferry veut en fait éliminer les ecclésiastiques des conseils académiques et des facultés d’Etat. L’article 7 du second projet provoque un vrai tollé puisqu’il interdit aux membres des congrégations non autorisées d’enseigner : 500 congrégations sont concernées dont les Maristes, les Jésuites et les Dominicains.
A la rentrée parlementaire de 1880, une série de nouveaux projets sont déposés, concernant la gratuité et la laïcité de l’enseignement des jeunes filles. Malgré de fortes réticences d’une partie de l’opinion publique et du Sénat (qui repousse l’article 7 en mars 1880 par 148 voix contre 129 grâce à la défection du centre-gauche de Jules Simon),
plusieurs lois sont votées entre 1881 et 1884, lois dont la philosophie générale a pu être résumée dans les trois termes " gratuité, obligation, laïcité ". La gratuité est votée en juin 1881, l’obligation scolaire (entre 6 et 13 ans) en mars 1882 comme la laïcité. De plus, une Ecole normale de jeunes filles est fondée à Sèvres.
Jules Ferry a donc tenu la promesse qu’il avait faite à Paris le 10 avril 1870 : " je me suis fait un serment : entre toutes les nécessités du temps présent, entre tous les problèmes, j’en choisirai un auquel je consacrerai tout ce que j’ai d’intelligence, tout ce que j’ai d’âme, de cœur, de puissance physique et morale, c’est le problème de l’éducation du peuple ".
Les Lois scolaires de Jules Ferry
Dans l'esprit des républicains des années 1880, la consolidation du régime politique né en 1875 passe par l'instruction publique. En laïcisant l'école, ils veulent affranchir les consciences de l'emprise de l'Eglise et fortifier la patrie en formant les citoyens, toutes classes confondues, sur les mêmes bancs. Cette réorganisation de l'enseignement exige une réforme en deux temps.
Tout d'abord, pour libérer l'enseignement de l'influence des religieux, le gouvernement crée des écoles normales, dans chaque département, pour assurer la formation d'instituteurs laïcs destinés à remplacer le personnel congréganiste (loi du 9 août 1879 sur l'établissement des écoles normales primaires). Parallèlement, les personnalités étrangères à l'enseignement, et notamment les représentants de l'Eglise, sont exclus du Conseil supérieur de l'instruction publique (loi du 27 février 1880 relative au Conseil supérieur de l'instruction publique et aux conseils académiques). Enfin, l'article 7 de la loi du 18 mars 1880 relative à la liberté de l'enseignement supérieur cherche à empêcher les membres des congrégations non autorisées à participer à l'enseignement, qu'il soit public ou libre, primaire, secondaire ou supérieur. Cependant, cette disposition est rejetée par le Sénat, puis par la Chambre des députés.
Cette première phase passée, les républicains poursuivent la mise en place d'une école laïque mais, pour diviser les résistances, ils fractionnent la réforme en deux temps. Ils commencent par prononcer la gratuité de l'école publique (loi du 16 juin 1881 établissant la gratuité absolue de l'enseignement primaire dans les écoles publiques) et exigent que les instituteurs obtiennent un brevet de capacité pour pouvoir enseigner dans les écoles élémentaires (loi du 16 juin 1881 relative aux titres de capacité de l'enseignement primaire). Ils affirment ensuite l'obligation, pour les enfants des deux sexes, de fréquenter l'école de 6 à 13 ans (loi du 28 mars 1882 sur l'enseignement primaire obligatoire).
Dans l'immédiat, les lois scolaires de Jules Ferry apportent peu de changements. Le caractère obligatoire de l'enseignement ne fait qu'entériner un mouvement de scolarisation de masse déjà commencé. La véritable plus-value de ces textes porte sur la scolarisation des filles et des enfants des campagnes, que les parents sont obligés d'envoyer à l'école alors qu'ils préféraient les voir participer aux tâches ménagères ou travailler dans les champs. La loi Camille Sée du 21 décembre 1880 avait déjà fait un pas en ce sens en organisant l'enseignement secondaire des jeunes filles. Quant aux religieux, ils restent en fonction dans les écoles élémentaires après l'obtention du brevet de capacité. C'est la loi du 30 octobre 1886 sur l'organisation de l'enseignement primaire qui les en écarte en ordonnant la laïcisation progressive du personnel des écoles publiques.
Dans ce dossier, les différentes lois sont présentées à la lumière de leur examen par le Sénat.
- Le Sénat devient républicain (1876-1885)
- Historique de l'enseignement primaire
- loi du 9 août 1879 sur l'établissement des écoles normales primaires
- loi du 27 février 1880 relative au Conseil supérieur de l'instruction publique et aux conseils académiques
- loi du 18 mars 1880 relative à la liberté de l'enseignement supérieur
- loi du 16 juin 1881 établissant la gratuité absolue de l'enseignement primaire dans les écoles publiques
- loi du 16 juin 1881 relative aux titres de capacité de l'enseignement primaire
- loi du 28 mars 1882 sur l'enseignement primaire obligatoire
- loi du 21 décembre 1880 sur l'enseignement secondaire des jeunes filles
- loi du 30 octobre 1886 sur l'organisation de l'enseignement primaire
Source: http://www.senat.fr/evenement/archives/scolaire.html
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ce (grand monsieur) etait un grand theoricien des races.ces declarations sur le droit des races supperieure vis-a vis des races inferieures ont inspirees certainement les nazis.dommage que sous certains cieux,il est considere comme (lumiere).
Sarko a-t-il tué Jules Ferry? C'est la grande question
Un grand personnage dont les petits politiciens d'aujourd'hui veulent remettre en question les grandes lignes de sa politique, la laïcité d'abord.