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corse1.jpg«Nous proposons au public des produits permettant de visionner des correspondances avec la culture amazighe», nous a déclaré Danièle Maoudj, cofondatrice du Festival du film des cultures méditerranéennes

Il y a beaucoup de similitudes entre ma région et la Kabylie. Il y a, d’ailleurs, des thèmes de films qui me rappellent la Corse, comme l’exil, la langue et les montagnes. Le Festival du film amazigh, donne, cette année, un coup de projecteur sur le cinéma corse, cette région de France qui se singularise tout particulièrement par le lien réel ou la symbolique à sa langue, par son histoire et par ses codes culturels qui l’inscrivent dans l’air méditerranéenne», a fait remarquer Danièle Maoudj, enseignante à l’université, qui a ajouté aussi qu’il n’y a pas de frontières pour l’art, surtout quand il y a le dynamisme et l’admiration. «Pour cette onzième édition du FCNFA, nous proposons au public algérien, en partenariat avec la Cinémathèque de Corse, un panorama de notre production, certes, non exhaustif, mais qui nous offre des images permettant d’interroger les représentations de la société, et sans doute de visionner des correspondances avec la culture amazighe», a laissé entendre la cofondatrice du Festival du film des cultures méditerranéennes.

Intervenant dans le même contexte, Pascal Génot, doctorant en sciences de l’information et de la communication, s’est étalé dans son exposé à expliquer l’image filmée des Corses.«La Corse est un sujet d’images», a-t-il résumé sa communication, relevant que «l’expression filmique de sa région a émergé à partir des années 1970, avec un regard intérieur porteur d’espoir et d’engagement, mais aussi parfois d’une vision exclusive de l’identité insulaire.» Et pour étayer ses propos, il précisera que «les films emmènent avec eux les tensions et les contradictions de leur époque et de leur société». L’on a assisté, entre autres, à la projection du court métrage Danièle Maoudj tra u Djurdjura e Bavedda (entre le Djurdjura et Bavedda), de Marie-Pierre Valli (2001).

«Daniele Maoudj se dit en position de ’’tiens’’ entre ces deux espaces qui l’habillent, la Corse, l’île de sa mère, Jeannette Santoni, et la Kabylie, territoire d’Arezki Gabriel Maoudj, son père. De son enfance à Paris, dans la ’’tribu’’ corse et pendant que la France mentait la guerre en Algérie, de retour en 1974 dans une Corse alors en plein renouveau culturel, jusqu’aux années 2000, c’est le récit d’un parcours singulier que conte ce film, celui d’une intellectuelle, cofondatrice du mouvement anti-raciste corse ’’«Avà Basta’’, (Maintenant ça suffit), d’une actrice culturelle, cofondatrice du Festival du film des cultures méditerranéennes de Bastia… qui vit la culture comme un élément politique fondamental.

C’est le parcours d’une femme, aujourd’hui poétesse, qui a fait de sa position de ’’tiers’’ méditerranéenne, le ferment de ses combats et de sa création», tel est, en somme,  le résumé de ce film.
Par ailleurs, pour revenir aux produits en lice pour prétendre à décrocher l’Olivier d’or, notons que, dimanche, dans la soirée, le documentaire Cheikh El Hasnaoui, un ton pour longtemps, a été projeté à la salle des fêtes de la ville d’Azeffoun, en présence d’un public nombreux. Ce produit a véritablement épaté l’assistance, notamment avec des images et des témoignages inédits. «C’est un grand hommage à Cheikh El Hasnaoui. Le commentaire a été fait par une voix sublime, mais on aurait aimé écouter beaucoup plus de musique de l’artiste durant la projection du film», a souligné un intervenant lors des débats à la fin du film. Le FCNFA se poursuit et ne cesse de susciter continuellement l’engouement de la population locale.
Hafid Azzouzi, El Watan

Tag(s) : #Actualité

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