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Je dialogue    C’est vous qui êtes en tort ! 

rageauvolant2.jpgDans un parking souterrain de centre ville, Hakim tournait à la recherche d'une place. Sans avoir le temps de comprendre ce qui se passait, il heurte la voiture de Nabila. Aussitôt après le choc, la conductrice sort de son véhicule, paniquée, elle se met en colère. Sa fille sort alors à son tour, se met à hurler contre Hakim en  frappant sa voiture à lui.

Hakim : Du calme madame ! Ne vous en faites pas, on va faire un constat pour nos assurances.

Nabila : Que vous êtes bête ! Vous ne pouvez pas regarder dans le rétroviseur avant de faire une marche arrière !?

Hakim : C’est rien, madame, ce n’est qu’une éraflure, un peu de peinture et ça ira !

Nabila : S’il vous plaît, je suis de mauvaise humeur !

Hakim : Vous auriez dû klaxonner avant d’engager votre véhicule, cela aurait pu éviter l’accident. Maintenant, tant pis pour vous !

Nabila : Comment osez-vous me parler de cette manière, vous êtes impoli ! C’est vous qui êtes en tort, monsieur !

Hakim :C’est faux ! C’est vous qui m’êtes rentrée dedans.

Nabila :Vous insinuez que c’est moi qui suis en tort ? C’est grave ce que vous dites !

Hakim :Vous devez être titulaire d’un nouveau permis, pas vrai ?

Nabila : Ca ne vous regarde pas !

Hakim :Ca m’est égal (*) et d’ailleurs tout m’est égal.

Nabila : Si vous étiez vraiment un chauffeur chevronné comme vous prétendez l’être, vous auriez pu contourner ma voiture.

Hakim : Ne vous en faites pas, madame ; faisons le constat pour que soit établie la part de responsabilité de chacun. Mais avant, j’aimerais vous conseiller d’arrêter la conduite car vous jouez avec votre vie.

Nabila : Occupez-vous de vos oignons(*), espèce d’imbécile heureux ! C’est plutôt vous qui devez arrêter de mettre la vie des autres en danger !

  Je retiens

  Faire des reproches, accuser quelqu’un de quelque chose

C’est toi le fautif. / C’est vous le voleur. / C’est lui le tueur.

C’est toi qui as jeté le ballon au fond d’un ravin.

C’est vous qui m’avez volé. / C’est toi qui as commis la faute.

Vous êtes accusé de corruption.

Vous étiez sous l’emprise de l’alcool, vous êtes donc responsable de l’accident.  / Vous avez commis une faute grave.

Vous avez tort. Tu as tort. / Vous êtes en tort.

Ce n'est pas la peine d'essayer de justifier ton comportement, de toute façon, tu as eu tort de lui manquer de respect.

Vous n’auriez pas dû l’importuner à une heure aussi tardive.

A cause de toi, nous sommes arrivés en retard.

Il ne fallait pas lui tenir des propos blessants.

Comment osez-vous me faire ça à moi ?

C’est mal poli de ta part.

C’est grave ce que tu viens de faire.

Ce que tu viens de faire est très grave.

Vos agissements sont gravissimes.                       

   Défendre quelqu’un, se défendre

Ce n’est pas moi. Je vous le jure que ce n’est pas moi.

Ce n’est pas vrai. Ce n’est pas ma faute.

Je nie de fond en comble les griefs retenus contre moi.

Vous m’accusez gratuitement. / Je suis victime de l’arbitraire.

Nous sommes victimes d’un complot ourdi.

Je suis un bouc émissaire.[1]  / Je suis innocent, monsieur le juge.

Les preuves de mon innocence sont irréfutables.

Je n’ai rien fait de mal à personne.

J’y suis pour rien dans cette affaire.

   Exprimer des hypothèses

Si vous gagnez la coupe, vous passerez vos vacances à Hawaï.

Si on s’entraînait assez, on gagnerait le match. 

Si elle avait consulté le médecin à temps, elle aurait évité l’aggravation de sa maladie.

   Exprimer des soupçons

Je le suspecte d’avoir joué un rôle dans cette affaire criminelle. 

Je le soupçonne d’avoir été le meurtrier de sa concubine.

Je doute de sa sincérité.

Cet homme ne m’est pas l’air catholique, c’est un mouchard.

Je crois (il me semble) que tu veux tirer profit de la situation.

Il est, me semble-t-il, le suspect numéro 1 dans cette affaire.

Les motifs de ta décision ne sont pas clairs : il y a anguille sous roche.

Des rumeurs circulent sur son implication dans cette affaire, certes nous n’avons pas de preuves mais il n’y a pas de fumée sans feu.

Il devrait avoir un lien avec le commanditaire des attentats.

   Se demander si une chose est bien utile de la faire 

A quoi bon ? / A quoi bon lui parler ? / Ca sert à quoi de le faire ?

Ca servirait à quoi ? / A quoi ça peut bien servir ?

Il ne sert à rien de se tourmenter, ce qui est fait est fait.

Pourquoi faire ? / Est-ce bien utile de le faire ?

J’enrichis mon vocabulaire

Les cinq sens : Voici une liste de verbes qui évoquent un des cinq sens qui sont la vue, le toucher, l'ouïe[2], le goût et l'odorat : 

• voir

-  observer, regarder, épier, dévisager,  examiner, inspecter, viser, surveiller, scruter, guetter, fixer, reluquer, guigner, toiser, espionner…

-  contempler, admirer, dévorer des yeux...

-  être subjugué, fasciné,  hypnotisé par...

-  remarquer, constater, découvrir…

-  jeter un coup d’œil, lorgner, saisir à la dérobée, viser du coin de l’œil….

• toucher

 

-  frotter, appuyer, cogner, heurter...

-  caresser, chatouiller, câliner, enlacer, flatter,...

-  tâter, tripoter, palper, pétrir, presser,...

-  frôler, effleurer…

-  tâtonner...

• entendre

 

-  écouter, tendre l’oreille, venir aux oreilles, percevoir, ouïr…

-  bercer, caresser, charmer, réjouir...

-  agresser, déchirer les tympans...

• goûter

 

 

-  savourer, avaler, déguster, se délecter, se rassasier, dévorer,  croquer...

• sentir

 

-  aspirer, flairer, renifler, respirer,  empester, puer, humer, empuantir ... 

 -   parfumer, fleurer, exhaler, embaumer, 



[1] Bouc émissaire : personne injustement et sciemment rendue responsable des fautes commises par autrui.

[2] L’ouïe se prononce [lwi], à ne pas confondre avec l’interjection « ouïe ! » qui s’écrit aussi « ouille ! » et se prononce [uj]. Cette interjection exprime une douleur soudaine.

 

Leçon conçue par Karim Kherbouche

Pour legrainmagique.com

 

Tag(s) : #Apprendre à parler français

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