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Comme nous l’avons expliqué plus haut, la curiosité sexuelle (qui se développe chez l’enfant dès l’âge de 3 ans environ) est à la base du désir de savoir et le premier stimulant, le motif essentiel de l’éveil de l’intelligence. Par conséquent, le désir de savoir et l’activité sexuelle sont intimement liés et ce, dès la période dite d’investigation sexuelle infantile. La curiosité intellectuelle se construit, dès cet âge, en fonction dont la sexualité est abordée avec lui. Et ce n’est pas un hasard si des scientifiques pensent que Le tout se joue avant six ans ou des écrivains-romanciers soutiennent qu’un adulte n’est rien d’autre que l’enfant qu’il était et qui sommeille toujours en lui.

Si l’on extrapole cela sur un terrain scolaire, l’enfant en difficultés ou en échec scolaire est souvent aux prises avec l’inhibition psychique :

- soit parce que les performances scolaires satisferaient trop le parent qui les attend, c'est-à-dire que le savoir est en place d'enjeu de séduction incestueuse.

- soit parce que la réussite scolaire attiserait la rivalité oedipienne, en amenant le fils, par exemple, à dépasser son père dans les études, ce qui équivaut à le tuer symboliquement et expose à l'angoisse de représailles sous la forme de la menace fantasmatique de castration.

- Soit enfin, qu'il préfère se contenter de peu plutôt que de décevoir une attente idéale ou bien qu'il s'interdise ou se limite dans l'acquisition de savoirs qui battent en brèche les idéaux familiaux. En effet, une scolarité brillante peut être assimilée à un désaveu de la culture d'origine pour le fils d'immigré ou pour l'élève d'extraction modeste, par exemple. Le succès représente alors un déchirement vis-à-vis des modèles et des codes culturels familiaux. Dans l'apprentissage, il s'agit toujours au fond de quitter : quitter un terrain connu pour un espace encore inconnu de connaissances nouvelles, quitter ses parents, quitter sa culture d'origine, .etc. Apprendre confronte toujours à de la castration. C'est toujours une épreuve.

 En guise de conclusion, les apports de la psychanalyse en matière d’éducation et de pédagogie sont incommensurables. Cette discipline, depuis Freud, devient incontournable dans la pensée éducative. Sa connaissance et, pourquoi pas, sa maîtrise aidera sans l’ombre d’un doute l’éducateur à éviter les prismes philosophiques, religieux et moraux qui peuvent le détourner de son objectif éducatif.    

Les idéaux des pédagogies dites nouvelles qui mettent l’accent sur la personne en apprentissage (l’élève) trouveront dans la psychanalyse nombre d’éléments pertinents  pour débloquer des situations scolaires que la pédagogie n’a pas pu résoudre. 

Par Karim Kherbouche

 

Mots-clés

Pédagogie, psychanalyse, désir de savoir, pulsion sexuelle, période d’investigation sexuelle infantile, rapport éducation/psychanalyse, dimension de l’inconscient dans le champ éducatif, pulsion de savoir, désir de savoir, mécanisme psychique,  clinique psychanalytique,  pulsion de savoir, pulsion de chercheur, pulsion égoïste, problématique odipéenne,  conflit psychique, clivage psychique, conscient, inconscient, interdit de la sexualité, interdit de pensée, inhibition, opinion réprimée, curiosité intellectuelle, complexe de castration, inhibition-mécanisme, inhibition symptomatique, échec scolaire.   

 

Bibliographie

- Altet M. (1997), Les pédagogies de l’apprentissage, Puf.

- Bachellard G. (1938), La formation de l'esprit scientifique, J. Vrin.

- Brenot, Philippe (2009), L’Education à la sexualité, Que Sais-Je ?, P.U.F- Point Delta,  

- Crahay M. (1999.), Psychologie de l’éducation, Puf.

- Freud, Sigmund, Inhibition, symptôme, angoisse, P.U.F.

- Freud, Sigmund (2011), Cinq Leçons Sur la Psychanalyse, Liban, Symphonie classique.

- Piaget J. (1967), La psychologie de l’intelligence, A. Colin.

- Piaget J. (1967), La psychologie de l’intelligence, A. Colin.



 

Tag(s) : #Psychologie

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