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6a00d83452072969e200e54f28c2608834-800wi.jpgLa transmission d’un savoir, l’explication d’un phénomène… peut se réaliser par le biais de plusieurs méthodes. L’enseignant est libre de choisir celle qui convient à sa classe en fonction de ses objectifs. Afin de correspondre au plus grand nombre d’apprenants, il est conseillé de varier les méthodes et les démarches. Il y a cinq méthodes pédagogiques : 


1. La méthode démonstrative

L’enseignant détermine un chemin pédagogique : d’abord, il montre, fait faire, explique ; l’apprenant observe, écoute et reformule ce qu’il a vu ou entendu ; il reproduit. Ensuite, l’enseignant conseille, corrige et évalue le degré d’assimilation de l’élève. Il montre et explique à nouveau s’il y a lieu. L’élève fautif s’explique sur sa manière de procéder et reproduit si nécessaire. Enfin, le formateur fait la synthèse et il conceptualise ; les apprenants écoutent et discutent. Cette méthode suit l’enchaînement suivant :

 

Montrer (démonstration) ---> faire faire (expérimentation)  ---> faire dire (reformulation)

 

Cette méthode est souvent utilisée dans les TD où l’étudiant acquiert un savoir-faire technique et des savoirs procéduraux par simple imitation.   

 

2. La méthode interrogative ou maïeutique

La maïeutique est cette méthode par laquelle Socrate fait découvrir à son interlocuteur, au moyen d'une série de questions, la connaissance qu'il a en lui sans le savoir. Comme son nom l’indique, cette méthode s’appuie sur un système de questions réponses qui permet de développer la curiosité des apprenants. Le questionnement se réalise autour d’un support commun : un texte, une image, une vidéo,… 

A l’aide d’un questionnement approprié, l’enseignant permet à l’étudiant de construire ses connaissances par lui-même ou de faire des liens et de donner du sens à ces éléments épars. L’étudiant ou un groupe d’étudiant est incité à formuler ce qu’il sait, ce qu’il pense, ce qu’il se représente…    

 

3. La méthode active ou découverte

Cette méthode consiste à mettre les élèves dans une situation où ils peuvent apprendre par essais et erreurs en petits groupes. Ils mobilisent leurs expériences personnelles pour résoudre un problème avec leurs moyens.

L’enseignant crée un scénario pédagogique avec du matériel qui permet d’utiliser les essais, les erreurs et le tâtonnement pour apprendre. Le travail intra cognitif et le travail co-élaboratif entre pairs sont favorisés. Cette méthode suit l’enchaînement suivant :

 

Faire faire à l’apprenant ð faire dire à l’apprenant ð l’enseignant reformule.

 

 

4. La méthode expositive, transmissive, passive ou magistrale

L’enseignant transmet des connaissances, un savoir, sous la forme d’un exposé. Les apprenants écoutent, prennent des notes et posent des questions quand ils sont autorisés à le faire. C’est le cours magistral qui laisse peu de place à l’interactivité avec l’apprenant. L’enseignant se présente comme un expert du contenu, un détenteur de vérité qui transmet l’information de façon univoque. Cette méthode décriée aujourd’hui ne peut permettre à l’apprenant d’assimiler le cours que lorsque celui-ci est articulé à d’autres activités (travaux pratiques ou dirigés) où il réalise un travail cognitif.

 

5. La méthode analogique

Cette méthode consiste à remplacer une idée ou un concept complexe et inconnu par un fait connu et simple qui l’illustre.

Je cite un exemple qui illustre bien cette méthode et que je puise dans mes dernières lectures :

En prononçant ses fameuses Cinq leçons sur la psychanalyse en 1904 dans une salle de cours de la Clark University, pour expliquer les concepts du conscient, de l’inconscient et du refoulement, S. Freud déclare à l’assistance : « Supposez que cette salle de conférences, dans mon auditoire, il se trouve un individu qui se conduise de façon à me déranger et qui me trouble avec ses rires et ses bavardages. Je déclarerai que je ne peux continuer à professer. Quelques auditeurs vigoureux se lèveront et mettront le personnage à la porte… Si maintenant l’on transporte sur le plan psychique les événements de notre exemple, si l’on fait de la salle de conférence le conscient et du vestibule l’inconscient, voilà une assez bonne image du refoulement »[1]

Par Karim Kherbouche



[1] Sigmund Freud (2011), Cinq Leçons sur la Psychanalyse, Liban : Editions La Symphonie. P. 26 (1ère édition, 1908)

Tag(s) : #Pédagogie

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