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Qu’est-ce que l’autorité ? Est-elle le pouvoir ? Signifie-t-elle la domination ? Voudrait-elle dire le savoir ? Quels moyens utilise-t-on pour sa mise en œuvre ?   

Même les réponses à cette question sont nombreuses et révélatrices des arrières pensées idéologiques de leurs auteurs, les progrès enregistrés dans le domaine de la psychopédagogique permettent de remettre les pendules à l’heure. Dans le domaine de la pratique pédagogique, l’autorité est l’un des moyens indispensables qui permettent d’assurer les conditions pédagogiques visant à rendre plus efficace l’enseignement.  

La psychologue Dalila Arezki (1) affirme que « Les motivations dépendent non seulement d’un contenu d’enseignement mais de totalités vécues. Celles-ci sont inhérentes aux situations dans lesquelles le savoir a été acquis (entre autre l’atmosphère affective, la nature de la relation maître-élève). Une relation pédagogique de sympathie est une stimulation. Le contraire inhibe l’élève. La relation pédagogique est un facteur important de motivation ».

Comment faire respecter son autorité en classe ?

L’autorité hiérarchique qui octroie à l’enseignant le droit de donner des ordres à ses élèves qui relèvent de son autorité conformément aux règlements en vigueur. 

L’autorité est certes reconnue légitime mais elle ne peut être efficace que lorsqu’il y a acceptabilité de l’ordre donné.

En termes plus clairs, la relation d’autorité naît quand naît le groupe, quand il se structure. Alors apparaît une fonction collective qui est le pouvoir de régulation (négociation) et de contrôle des conduites. Ceci n’est possible que si naissent parallèlement la confiance et l’estime.

C’est pourquoi on parlera de dialectique entre les concepts : autorité – pouvoir – contrainte.

Lorsque l’autorité est établie par l’usage de la force, cette autorité devient pure contrainte et elle est aliénante et asservissante. Le pouvoir se passe du droit et impose un rapport de force.

En revanche, dans la relation d’autorité normale, celle qui donne à l’enseignant plus de crédibilité, le rapport de force, la contrainte et la violence n’ont pas droit de cité. La confiance se développe par l’acceptation, l’adhésion et la coopération. Si l’enseignant réussit à faire naître ne sentiment chez ses enseignés, il pourra avoir de vrais pouvoirs d’influence sur ses apprenants.   

(1) Dans son ouvrage Psychopédagogie. Pour une relation harmonieuse et un échange fructueux entre enseignants et enseignés. P 59. Ed. L’Odyssée, Algérie.

Tag(s) : #Psychopédagogie

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