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Laure Brard, artiste-peinture, caricaturiste et femme politique.

Laure Brard est une artiste peintre –pas que !– talentueuse. Sincère, agréable, très attachée aux valeurs humaines et à la liberté ; elle exerce sa liberté d’expression au quotidien à travers plusieurs tribunes : écriture, peinture, caricature, militantisme politique et réseaux sociaux.

En politique, cette artiste originaire de Poitiers, est membre fondatrice, en 2012, du Siel (Souveraineté, Identité Et Liberté) et est élue dans le conseil municipal de sa ville de Châtellerault. Entre la politique, ses obligations quotidiennes et professionnelles, l’éducation de ses enfants, Laure trouve toujours du temps pour sa passion favorite : la peinture.

Elle a bien voulu répondre aux questions de notre blog.

 

Les internautes te connaissent surtout pour tes tableaux et ton engagement politique, qui es-tu réellement ou que préfères-tu la politique ou la peinture ?

Difficile de répondre à ce genre de questions, comme s’il fallait renoncer à quelque chose.

En fait dans mon cas le débat politique, et particulièrement maintenant que j’ai été élue localement, me procure une excitation assez identique à celle des sportifs, de l’adrénaline que je transforme en énergie créatrice. Il est connu que certains politiques sont tentés par des substances plus ou moins licites, de l’alcool, voire des perversions sexuelles (on se souvient de certaines affaires qui ont fait grand bruit).

Mon dopage à l’adrénaline née du débat politique, je préfère le canaliser par la création, l’écriture, la peinture, donc il n’est pas question de faire un autre choix. J’ai la chance de n’avoir aucune appétence pour l’alcool ou la cigarette, peindre est certes addictif, mais franchement, c’est une saine drogue.

 

 Est-ce ton père (qui était aussi dessinateur) qui a déclenché chez toi cette envie de faire de la peinture ?

Mon père était peintre en bâtiment, il a toujours été doué pour le dessin mais n’avait jamais osé se lancer dans la peinture sur toile, il a préféré pratiquer son art sur le manche de ses pinceaux, ainsi j’ai la chance de disposer d’une collection unique de pinceaux à tableaux qui sont des œuvres d’art uniques et originales.

Je couvais cette envie de peindre depuis déjà 5 ans, il fallait laisser mûrir, et c’est comme une bulle qu’on aurait éclaté, tout sort maintenant. Ce sont les internautes, mes contacts facebook qui m’ont motivée à peindre, j’avais envie de partager avec eux mes goûts artistiques, jusqu’à présent je mettais en avant les créations des autres, j’ai eu envie de montrer mes propres créations.

 Je peins actuellement presque une toile par jour, et chaque projet en fait surgir un nouveau.

Je me lance avant tout des défis techniques, pour tester mes limites.

 

Comment dessines-tu?

Un tracé à l’instinct, 5 à 10 minutes de crayonnage, car on redessine le tableau au fur et à  mesure qu’on peint.

 

Où prends-tu ton inspiration ?  

L’inspiration nait des discussions avec les internautes.

 

As-tu suivi une formation en art plastique ?

Je n’ai effectivement aucune formation en art plastique, j’apprends les techniques en me confrontant aux difficultés, autodidacte, comme pour d’autres passions, telle que la broderie, la couture et bien sûr, la politique aussi.

 

Quelles ont été tes études ? Quelles formations as-tu suivies?

J’ai deux bacs, un bac pro compta et un bac littéraire avec 3 langues étrangères, j’ai ensuite obtenu un BTS quadrilingue orienté commerce international avec du droit commercial et de la gestion d’entreprise.

« La Joconde Larue », la Joconde revisitée par Laure Brard –Tableau réalisé la nuit de noël dernier.

« La Joconde Larue », la Joconde revisitée par Laure Brard –Tableau réalisé la nuit de noël dernier.  

 

Les aspects techniques du métier de peintre sont-ils contraignants si bien de te priver de ta pleine liberté de création ?

Ce qui est contraignant ce sont les obligations du quotidien, quand je commence une toile je suis obsédée par cette toile, il m’est impossible de penser à autre chose, même dormir et manger n’est pas prioritaire, pour peu que je bute sur un aspect technique, un rendu que je n’arrive pas à traduire en peinture.

 

Utilises-tu les nouvelles technologies ? Jouent-elles un rôle important ?

Si je décide de peindre à partir d’une photo, la technologie est fantastique, je peux zoomer à l’extrême pour voir les pixels, les points de couleurs qui peuvent être reproduits sur la toile, pour l’obtention du même aspect visuel.

C’est magique de voir les photos de très très près.

 

Quelle est l’étape que tu préfères dans la réalisation de tes toiles ?  

L’étape que je préfère ? avoir fini de dessiner le croquis, çà me donne déjà un bon aperçu de l’équilibre visuel de l’ensemble.

 

Quelle est celle qui te fatigue ou t’ennuie davantage ?

Ce qui me fatigue et me déçoit c’est de devoir renoncer quand techniquement je n’ai pas trouvé la solution.

Je suis fascinée par la gestion de la lumière sur un dessin, c’est cette gestion de la lumière qui fait le réalisme d’un dessin ou d’une peinture, les ombres et lumières donnent le relief, le point blanc sur un œil lui donne vie, s’il est logique dans son positionnement.

 

La où tu dessines, est-ce confortable ?

Je n’ai pas la chance d’avoir un atelier, mais la pièce de vie présente néanmoins des avantages pour peindre, parce que je ne quitte jamais des yeux la toile, donc même si les « contraintes » de la vie m’empêchent de peindre, je peux continuer mentalement à travailler sur mon projet.

 

Combien d'heures consacres-tu à la peinture ?

En  ce moment c’est très accaparant parce que ce sont 5 ans d’envie de peindre qui surgissent, donc une sorte de boulimie, je n’ai pas fini une toile que l’idée de la prochaine surgit déjà.

Cela va se calmer, et prendre un rythme plus sain dès que tout ce qui attendait, sera sorti.

 

Peut-on facilement gagner sa vie dans ce métier ?

J’ai tendance à penser que l’art se suicide dès qu’il devient lucratif, il ne faut pas créer dans le but de vendre, sinon ce n’est plus une démarche artistique cela ne devient qu’une démarche commerciale, un produit.

C’est du même ordre pour le sport ou pour la politique, il ne faudrait pas que les motivations soient autres que l’envie, l’argent dénature tout.

Si je dois avancer encore en politique, je m’efforcerai à continuer à créer pour évacuer l’excitation d’une forme de pouvoir, il est exclu – en ce qui me concerne – que je me mette à ressembler à ces politicards que je déteste tant, ceux qui font de la passion politique, un vulgaire métier, ce n’est pas un métier, cela ne devrait pas l’être.

Pour conclure, je dirais que ce qui fait la différence entre moi et les politiques, c’est, à l’évidence, que je sais faire autre chose que de la politique !

Entretien réalisé par Karim Kherbouche

Pour http://francais.enseignement.over-blog.com

 

Quelques oeuvres de Laure Brard. Les pinceaux sont décorés par le père de Laure Brard.
Quelques oeuvres de Laure Brard. Les pinceaux sont décorés par le père de Laure Brard.
Quelques oeuvres de Laure Brard. Les pinceaux sont décorés par le père de Laure Brard.
Quelques oeuvres de Laure Brard. Les pinceaux sont décorés par le père de Laure Brard.
Quelques oeuvres de Laure Brard. Les pinceaux sont décorés par le père de Laure Brard.
Quelques oeuvres de Laure Brard. Les pinceaux sont décorés par le père de Laure Brard.
Quelques oeuvres de Laure Brard. Les pinceaux sont décorés par le père de Laure Brard.
Quelques oeuvres de Laure Brard. Les pinceaux sont décorés par le père de Laure Brard.
Quelques oeuvres de Laure Brard. Les pinceaux sont décorés par le père de Laure Brard.
Quelques oeuvres de Laure Brard. Les pinceaux sont décorés par le père de Laure Brard.
Quelques oeuvres de Laure Brard. Les pinceaux sont décorés par le père de Laure Brard.
Quelques oeuvres de Laure Brard. Les pinceaux sont décorés par le père de Laure Brard.

Quelques oeuvres de Laure Brard. Les pinceaux sont décorés par le père de Laure Brard.

Tag(s) : #Francophonie

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